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La transparence est-elle LA nouvelle tendance ?

La transparence est-elle LA nouvelle tendance ?

La transparence serait apparemment devenue cool ! C’est en tous cas ce qu’affirme Urban Sublime, un bureau de tendances marketing. Parmi les grandes nouveautés pour 2018, la transparence apparait comme un nouvel élément à mettre en avant dans toutes  les entreprises.

D’après une étude Ipsos, 72% des Français attendent des marques et des entreprises qu’elles soient responsables et transparentes. Les attachés de presse constatent aujourd’hui un vrai besoin de confiance du grand public envers les marques. D’après Abilways, 89% des personnes seraient même capable de quitter une marque si elles s’estiment dupées. Un simple discours « marketing » ne marche plus, il faut des preuves et il faut les afficher.

Tout savoir sur l’entreprise

Aujourd’hui le grand public veut tout savoir sur l’entreprise ! Tant sur comment sont fabriqués les produits, que sur son histoire, sa santé financière, ses projets… D’ailleurs certaines entreprises, comme Maison standards, expliquent clairement leurs coûts, étapes par étapes, ainsi que la distribution de leurs produits sur leur site. Maison standards est d’ailleurs souvent citée comme un bel exemple de transparence !

Cette tendance est également très en vogue dans l’alimentaire grâce notamment aux agriculteurs qui réclament d’être payés à un prix juste et transparent. Un mouvement largement suivi par les consommateurs qui veulent savoir ce qu’ils mangent et combien gagne le producteur. Avec « C’est qui le patron ?« , la première marque dont les produits sont élaborés par les clients, Nicolas Chabanne a chamboulé la consommation.

 

Le but de « C’est qui le patron ? » : créer ensemble des produits bons et responsables, rémunérant tout le monde au juste prix. La transparence est donc au cœur de ce mode de consommation !  

Pour montrer leurs valeurs, les entreprises ouvrent également de plus en plus les portes de leurs usines et mettent en avant leurs salariés. On peut citer par exemple Seat, qui avait mis en scène ses salariés dans une publicité télévisée ou encore Blédina qui a lancé un jeu concours, « Du champs au petit pot », pour inviter des parents témoins en 2017 à venir visiter son usine et ses champs. Des opérations ayant pour but de montrer, en toute simplicité, comment travaille l’entreprise et qu’il n’y a rien à cacher. L’objectif : rassurer le consommateur et créer une relation de confiance.

Avec l’exemple de Blédina on constate également que les consommateurs sont de plus en plus sollicités pour témoigner ou s’investir directement dans les entreprises auxquelles ils croient. C’est d’ailleurs grâce à ce levier que le crowfunding marche aussi bien ! Réglementé depuis octobre 2014, le financement participatif, contribue à un processus de désintermédiation, le particulier est directement en lien avec l’entreprise. Comme succès storie de ce modèle économique, on peut notamment parler du Slip français.

Quand la transparence va encore plus loin

La transparence serait-elle donc la nouvelle tendance car elle s’installe bien plus loin que juste dans la communication des marques ? En effet,  au-delà de la communication des entreprises, la transparence gagne du terrain aussi dans les restaurants ! Aujourd’hui de plus en plus de restaurants ouvrent leurs cuisines ou préparent leurs plats devant les yeux des consommateurs. Ces derniers veulent constater et vérifier par eux-mêmes que ce qui est affirmé par le restaurateur est vrai ! Dans les restaurants sous le modèle économique de la franchise, les têtes de réseaux l’ont bien compris. On peut notamment citer comme exemple les restaurants Subway ou PITAYA ou les plats sont préparés à la commande devant le client. Lieu de vérité par excellence, le consommateur examine la propreté et le processus de confection de son repas. La transparence devient alors un appui de vente et un outil marketing à part entière.

Les réseaux sociaux vecteurs de transparence ?

Sur les réseaux sociaux, grâce notamment aux influenceurs, une marque peut connaître son heure de gloire ou être totalement montré du doigt en toute transparence ! On se souvient notamment, il y a quelques mois du magasin Carrefour d’Evry ou de nombreuses vidéos ont circulé montrant des souris dans le pain proposé au rayon boulangerie. L’erreur ne pardonne pas ! Dans ce type de situation, l’entreprise doit notamment réagir vite et efficacement, c’est ce que l’on appelle une communication de crise.

Aujourd’hui les produits sont pris en photo, détaillés, décortiqués dans les moindres détails… les réseaux sociaux ont une part considérable dans le jugement des consommateurs. Les jeunes ne regardent plus la télé et ne lisent plus, ils sont attentifs à l’avis des influenceurs, un métier en plein développement ! Ces derniers annoncent de plus en plus lorsqu’ils sont payés et n’hésitent pas parler franchement de ce qu’ils testent. Qualités, défauts, avantages, inconvénients, tout est passé au crible. Une marque ne doit rien avoir à cacher ou sinon cela parait très vite suspect !

Allons encore plus loin

 Et si la transparence gagnait aussi le packaging des produits ?  Luzzu, la marque de boissons végétales, a décidé de proposer aux consommateurs un emballage pratiquement transparent afin de permettre à ses clients d’accéder plus directement à l’essence du produit et surtout de montrer que ses produits n’ont rien à cacher ! Lorsqu’on regarde de plus près la marque on découvre aussi que cette dernière est issue d’une campagne de crowfunding, via la plateforme Kiss Kiss Bank bank. Comme quoi la transparence peut faire partie de l’ADN de l’entreprise.

Cependant, la transparence a peut-être ses limites. Dans les années 70, les industriels avaient décidé d’enlever les colorants dans les sirops. Ce fût un réel flop ! Les consommateurs aiment la transparence mais peut-être pas partout.

 Le concept de transparence est une réelle tendance qui marche si l’expérience prodiguée est alignée sur les valeurs et le discours de la marque. Si elle a tout bon, avec le concept de transparence, l’entreprise instaure alors un vrai sentiment de confiance et créée une relation de proximité avec le consommateur. A voir maintenant si cette dernière continue de s’imposer ou si ce n’est qu’une tendance éphémère, répondant simplement à un principe de précaution !

Chloe VANDYSTADT  –  www.rp-infinies.fr

Influenceurs : Journalistes, bloggeurs….  L’amalgame des genres !

Influenceurs : Journalistes, bloggeurs….  L’amalgame des genres !

L’attention des marques se focalise, de plus en plus, sur ceux qu’on nomme désormais les “influenceurs“ mais qui sont-ils réellement ? Quels sont leurs rôles et leurs points forts ?

Définir le profil type d’un influenceur reste quelque peu complexe et controversé…  Originellement, le terme nous vient de l’anglais influence marketing, et désigne aujourd’hui une version actualisée, contemporaine et digitale de la figure du leader d’opinion.

Être ou ne pas être un influenceur ?  

De nos jours, les communicants, les bases de données RP… référencent les journalistes et bloggeurs comme des influenceurs. Cependant, il me semble que cette catégorisation n’est pas réellement applicable. En effet, selon moi, ils possèdent deux expertises très différentes en diffusant des messages via des canaux différents.  Le journaliste a lui été formé à la rédaction ainsi qu’à la synthèse, il écrit pour un média qui lui apporte une force supplémentaire. Le bloggeur possède une relation directe avec les marques, qui détiennent parfois un contrôle sur lui.

A mon sens, les influenceurs sont, aujourd’hui, uniquement les comptes influents des réseaux sociaux et des blogs, grâce à leur forte audience. Même si  les influenceurs traditionnels sont bels et bien les journalistes, autour desquels se sont agglomérés tous les influenceurs qui utilisent les nouveaux médias.

Communication ou marketing d’influence ?

Le rôle premier des influenceurs et des journalistes n’est pas le même. Les influenceurs, via le marketing d’influence, a pour  vocation à faire vendre en cherchant à faire adhérer. Au contraire, les journalistes, grâce aux relations presses, ont pour but de faire sens pour convaincre et fidéliser. Les enseignes au travers des agences de relations presse n’entretiennent pas de liens financiers avec les médias, comme le précise le décret d’application Pierrefitte qui définit depuis 1965 leur métier. Contrairement aux marques qui utilisent les comptes influents/ bloggueurs pour mettre en scène leurs produits ou services et ainsi vendre…  Bien évidemment les influenceurs gardent leur ton, et une certaine indépendance.  En effet, Il est probable qu’ils choisissent de ne pas parler d’une marque ou d’un produit qu’ils n’aiment pas plutôt que de le descendre en flèche en public.

Les nouveaux influenceurs pour remplacer  les journalistes ?

Selon moi, il est peu probable que les influenceurs viennent à remplacer un jour les journalistes.  Pour plusieurs raisons, tout d’abord,  le  marché des influenceurs reste un écosystème géré et contrôlé par les marques.

Aline WEBER –  www.rp-infinites.fr

Communication sur Snapchat : état des lieux

Communication sur Snapchat : état des lieux

Snapchat, créé en septembre 2011, est un réseau social qui permet de partager des photos ou des vidéos éphémères, visibles seulement pendant 24h. Les entreprises peuvent également partager du contenu visible à tous dans une rubrique nommée « Discover » (cf photo). Les publications, autrement dit les « snaps », peuvent rediriger l’utilisateur vers un article ou une vidéo plus longue via un lien intégré.

Atteindre sa communauté avec ce réseau social

La cible Snapchat est située entre 18 et 34 ans. Les 25-34 ans sont de plus en plus nombreux. Les marques souhaitant atteindre cette cible ont tout intérêt à communiquer via l’application pour partager avec les utilisateurs des informations exclusives, créer du contenu créatif et un storytelling, en montrant des images de coulisses d’un évènement ou d’un lancement de produit, par exemple.

L’interaction avec la communauté est un autre intérêt de Snapchat. En effet, les échanges sont facilités sur l’application : il suffit de cliquer sur le nom de l’utilisateur ou de la marque pour lancer une discussion.

Comment une marque peut-elle communiquer sur Snapchat ?

Il existe plusieurs moyens pour une marque d’atteindre son public via Snapchat, en voici quelques exemples (annonces payantes) :

Les Snap Ads : petites vidéos de 10 secondes permettant d’inclure des informations supplémentaires, accessibles en balayant l’écran vers le haut. Ce contenu peut être une vidéo plus longue ou un article. Les utilisateurs peuvent acheter des services directement grâce à cette fonctionnalité.

Les filtres sponsorisés : effets que les utilisateurs peuvent ajouter à leur photo (des oreilles d’animaux, des couronnes, etc.). Ils s’affichent en faisant défiler les filtres de la gauche vers la droite. Les entreprises peuvent en créer pour une période donnée et les rendre accessibles à tous.

Les géofiltres sponsorisés : possibilité de créer un filtre spécifique personnalisé, par exemple sur toute la durée d’un évènement. Il s’agit d’un effet que nous pouvons intégrer et superposer à une photo ou vidéo, mettant en avant un lieu ou un évènement pour communiquer sur sa présence à tel endroit.

Les géo-filtres à la demande

Les géo-filtres à la demande sont l’option publicitaire de base sur Snapchat, permettant à toutes les entreprises de mettre en place une campagne publicitaire sur la plateforme pour un budget de 5$.

Ils sont identiques aux géo-filtres sponsorisés mais sont disponibles à une échelle plus petite (par exemple, à peine un pâté de maison) et pour une durée d’engagement plus courte (au minimum une heure).

Snap to Unlock

Ce nouveau format publicitaire est actuellement testé par Snapchat. Il utilise des Snapcodes sur des supports de communication physiques pour inciter les utilisateurs à interagir avec les marques en accédant à des fonctionnalités « secrètes » dans l’application. Les utilisateurs prennent une photo du Snapcode à partir de l’application pour débloquer un effet ou un géo-filtre sponsorisé, valable pendant une durée limitée.

Si les publicités d’une marque se distinguent par une bande son de très haute qualité, il est opportun de mettre en place une campagne publicitaire sur ce réseau. En effet, 60% des vidéos Snapchat sont visionnées avec le son, tandis que sur Facebook, 85% des vidéos sont visionnées sans son.

 Y a-t-il un intérêt pour toutes les marques ?

Il y a donc un avantage à communiquer sur Snapchat lorsque la cible correspond à celle de l’application.

Selon moi, l’interface dans laquelle se trouvent les stories d’influenceurs et de marques n’est pas assez claire et n’aspire pas particulièrement à passer du temps dessus. S’il fallait choisir une occasion ou un moment pour communiquer sur Snapchat : je choisirai un évènement. Les géofiltres sont en effet très utilisés et appréciés par la cible des 18-34 ans. Cela permet de créer de l’engagement, qui est indispensable aujourd’hui. Par conséquent, tous les domaines n’ont pas d’intérêt à communiquer via ce biais. Les secteurs qui intéresseront le plus la cible sont les suivants : lifestyle, alimentation, mode, alimentation et jeux vidéos.

Sophie DE LEHVENFEHLT –  www.rp-infinites.fr

Pourquoi les GIFs marchent-ils si bien ?

Pourquoi les GIFs marchent si bien ?

Quand je regarde les réseaux sociaux dernièrement, j’ai toujours la même question qui me revient : « Pourquoi les GIFs marchent si bien ? ». J’ai donc décidé de regarder cela de plus près et de tenter de vous donner une réponse 😉

Commençons par le début : Qu’est-ce qu’un GIF ?

Le GIF tire son nom de son format informatique « .gif », qui est l’abréviation de Graphic Interchange Format, en français format d’échange d’images. C’est un fichier comprenant plusieurs images dont ces dernières permettent d’obtenir une animation par affichages successifs en boucle.

La suite : Pourquoi ça marche ?

Maintenant que tout le monde sait ce que c’est, passons à ma question. La réponse est toute simple : Parce que cela fait appel à nos émotions élémentaires ! Et si vous avez lu le dernier article de Sophie sur le blog vous savez à quel point ces dernières influencent notre engagement ! Pour ceux qui ne l’aurait pas lu, cliquez ici J

Et oui, dans les GIFs partagés sur les réseaux sociaux se sont avant tout des émotions élémentaires qui son mise en avant. Amour, colère, humour, bonheur, tristesse, envie, excitation… voici ce sur quoi jouent les GIFs ! Ces fichiers animés pénètrent au cœur de nos usages quotidiens. Par exemple si j’ai faim, je pourrai utiliser le GIF suivant :

Le fait de partager une émotion animée permet d’exprimer clairement ce que l’on ressent et entraîne des réactions de sa communauté qui rebondit sur l’immédiateté du message. Et oui, un GIF étant inspirant il amène l’engagement !

Et l’engagement sur les réseaux sociaux, c’est que recherche les marques surtout sur Facebook avec le nouvel algorithme. Donc : Comment attirer l’œil au milieu d’un feed chargé ? Réponse : Avec un bon GIF ! Les entreprises se servent donc de ces émotions potentiellement exploitables pour avoir plus de visibilité et faire passer des messages sans marteler le nom de la marque. Malin !

La fin : Toujours plus

Aujourd’hui les GIFs marchent tellement bien que des marques mettent en place des stratégies exclusivement basée sur ce type d’expressions.  Personnellement, je ne pense pas que ce soit la bonne formule, pour moi le GIF est l’un des outils à utiliser lors d’une stratégie sur les réseaux sociaux mais à mon sens il n’est pas bon d’en abuser : trop de GIF, tue le GIF ! L’émotion c’est bien mais cela ne permet pas de faire passer tous les messages. Après ce n’est que mon avis 😉

Chloé VANDYSTADT –  www.rp-infinites.fr

#LaBonneActionDeCom

#LaBonneActionDeCom

Ce mois-ci, j’ai décidé de revenir sur une belle action ou Lacoste a réussi à faire rimer cause animal et brand marketing : Lacoste x Save Our Species !

Rappelons tout d’abord l’idée, Lacoste a cédé la place de son légendaire crocodile pour des espèces en voie d’extinction dans une collection de polos en édition très limitée, 1775 polos avec 10 animaux différents. Pour chaque espèce, la quantité de polos produits correspondait au nombre d’animaux recensés dans la nature, allant de 30 exemplaires pour le Marsouin du Pacifique à 450 exemplaires pour le Cyclure de l’île Anegada, en passant par 67 exemplaires pour le Rhinocéros de la Sonde, 150 exemplaires pour Le Gibbon de Cao-vit, etc… En achetant un polo sur site Internet de la marque en Europe ou aux Etats-Unis, le client contribuait à aider l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et Lacoste dans leur combat pour la préservation des espèces à travers le monde.

L’action lancée à l’occasion de la Fashion Week de Paris, le 28 février dernier, a fait beaucoup de bruit. Cette dernière est l’idée de l’agence BETC Paris qui a proposé à Lacoste de toucher à son logo, le fameux crocodile qui trône fièrement sur les différents modèles de la marque depuis 85 ans, une action pas anodine, pou

r alerter sur l’état mondial de la biodiversité et la cause animal. Cette belle idée met en avant la force et la volonté des agences à être toujours plus innovantes avec des actions de communication inattendues ! Avoir la bonne idée qui mettra en avant votre marque, c’est notre quotidien J

Une belle action de communication qui a abouti à la création d’un partenariat de 3 ans entre Lacoste et l’UICN, via une collaboration à but non lucratif pour la marque. En effet, l’ensemble des bénéfices ont été réinvesti, la moitié a été reversé directement à l’IUCN afin de financer des actions concrètes de protection de la nature et le reste a été placé dans des actions de communication destinées à donner de la visibilité à cette cause et au programme Save Our Species.

Remplacer son logo, une prise de risque relative, compte tenu de la force de la marque, mais une stratégie payante, jouant sur l’émotion, comme l’explique, Bertille Toledano : « le crocodile est l’un des logos les plus connus au monde et un animal ayant survécu sur une temporalité très longue.  Lacoste comme BETC ont voulu saisir cette opportunité pour attirer l’attention sur des espèces menacées. Ainsi, c’est en touchant au cœur de la marque, dans ce qu’il a de plus iconique que nous espérons mettre en lumière et susciter l’adhésion sur ce sujet fondamental qu’est l’érosion de la biodiversité de par le monde ».

En bref, c’est une action de communication parfaitement orchestrée, attirant l’attention et jouant avec l’émotivité du grand public, nous sommes début avril et tout le stock a déjà été épuisé. Lacoste profiterait-il  de la sensibilité du plus grand nombre à se tourner vers plus d’éco responsabilité pour promouvoir sa marque ?

Chloe VANDYSTADT –  www.rp-infinites.fr

La place des émotions dans la communication

La place des émotions dans la communication

Sur les réseaux sociaux, dans les forums de discussions et sur les sites de notation tel que TripAdvisor, les clients insatisfaits ne manquent pas de se manifester d’une manière ou d’une autre pour le faire savoir. Tandis que des clients satisfaits ne s’expriment que rarement.

C’est en raisonnant ainsi que, pendant des décennies, le service client était concentré sur la gestion des mécontents et insatisfaits, sans se préoccuper des clients silencieux, de leurs émotions et du pouvoir de ces émotions sur leurs décisions d’achat, de réachat, etc. C’est pourquoi la dimension émotionnelle doit occuper une place prépondérante dans les stratégies de communication et marketing des entreprises.

L’intérêt d’ajouter l’émotionnel dans la relation client et la communication

Tout ce qui se passe dans notre mémoire et dans nos comportements est lié à des émotions ressenties. Ce sont ces émotions qui font que nous nous rappelons des souvenirs. Les émotions de joie, tristesse, surprise, plaisir ou encore amusement s’inscrivent dans notre cerveau et nous nous en rappelons facilement.

Le but des entreprises est de faire en sorte que les clients se souviennent d’elles. La multiplicité de l’offre dans de nombreux domaines oblige chaque société à trouver un moyen de différenciation, et donc, de susciter des émotions particulières chez les clients.

Grâce aux émotions ressenties, le consommateur va ensuite vouloir raconter son expérience, et, c’est ainsi que le bouche-à-oreille prendra place.

Dans les publicités actuelles, nous remarquons que les émotions sont presque toutes utilisées et mises en scène à la TV : dans les publicités automobiles, alimentaires, les banques, les opérateurs téléphoniques, etc. Elles font appels à des situations quotidiennes que nous vivons couramment. Cela nous touche donc plus directement. Une publicité qui provoque le rire est également très bénéfique pour la marque. Ces dernières années, les entreprises font des efforts dans ce sens.

Les marques font naître des émotions dans l’esprit des consommateurs en organisant des évènements et des opérations marketing sur des thèmes tels que Noël et Pâques qui évoquent des souvenirs marquants et positifs à tous. Certaines entreprises telles que Michel et Augustin et Monoprix laissent place à l’originalité dans la création des packagings et, plus globalement, dans leur communication avec les publics en employant un langage mêlant humour et familiarité.

L’émotion positive est une valeur d’avenir. Cela passe aussi par l’empathie.

Les réseaux sociaux, grands pourvoyeurs d’émotions

Le langage des emojis n’est plus réservé à la sphère privée. Il est possible et même conseillé désormais de les utiliser dans sa communication de marque sur les réseaux sociaux dans l’optique d’ajouter une note d’humeur, d’enlever une ambiguïté d’un message qui pourrait être mal perçu. Par exemple, aux États-Unis, les consommateurs peuvent maintenant passer commande d’une pizza chez Domino’s Pizza depuis Twitter avec un emoji.

Les marques souhaitent se rapprocher des consommateurs, il serait donc logique d’utiliser le même langage qu’eux. Les émoticônes en font partie. Cela permet de créer de la complicité, de susciter l’engagement et d’attirer l’œil. Il faut bien sûr adapter son discours à chacun et se méfier de ne pas abuser des emojis. Par ailleurs, les photos et les vidéos permettent de faire passer plus d’émotions qu’un simple message écrit, et de partager des contenus plus diversifiés que les publicités traditionnelles.

En conclusion, l’agence conseille les clients dans leurs axes stratégiques de communication pour que l’aspect émotionnel soit pris en compte en amont. C’est en effet déterminant pour fidéliser les clients et faire naître des ambassadeurs de marque. L’entreprise ne sera plus appréciée seulement pour ses produits, mais aussi pour ce qu’elle fait vivre et ce qu’elle partage avec les consommateurs.

 

Sophie DE LEHVENFEHLT –  www.rp-infinites.fr

Le média training pour réussir ses prises de paroles avec les médias

Maîtriser son trac, s’adapter au type de média et à l’angle du sujet, savoir déjouer les pièges, être efficace lors des situations de crises… Un exercice souvent difficile !
Le média Training aide à identifier les  messages à transmettre à la presse  en amont des interviews : un décodage du fond et de la forme.

Aussi bien un travail sur l’image que sur l’anticipation, le média training apprend à savoir diffuser au mieux une information. Destiné à toutes les personnes amenées à prendre la parole au sein de l’entreprise, cet entraînement en conditions réelles, face à différents médias leur permet de mieux  cerner les attentes des journalistes, l’angle du sujet. L’objectif : réussir à faire passer le message essentiel en lien avec l’interview ou de la crise éventuelle. S’exposer aux journalistes sans préparation peut être une faute irréversible pour l’organisation : risque de mauvaise réputation, risque commercial, risque opérationnel. Dans un monde surmédiatisé, la manière dont on se présente est devenue stratégique et doit être parfaitement maîtrisée.

Grâce à un bon média training, le discours devient plus fluide et laisse ainsi une place plus importante pour percevoir le charisme de la personne interrogée. De plus, les journalistes apprécient les intervenants à l’aise et ne manqueront pas de les solliciter à nouveau lorsqu’une nouvelle occasion se présentera.

Quelques pistes de réflexions, durant chaque étape d’une prise de parole, pour apprendre à maîtriser les clés de cet exercice parfois périlleux.

Avant l’interview :

  • Créer le contact avec le journaliste en amont l’interview
  • Connaître l’angle et le sujet de l’interview
  • Anticiper toutes les questions du journaliste et chercher à identifier les différentes questions « pièges »
  • Bien maîtriser le sujet pour ainsi mieux gérer son stress et avoir un discours fluide le jour-j

Pendant l’interview :

  • Porter une attention particulière à l’accroche (30 premières secondes), à l’information donnée mais également à la gestuelle et au ton donné. Il ne faut pas oublier que l’apparence est la première chose que voit le public – bien avant les mots
  • La gestion de la durée de l’interview et le stress. Savoir mettre un terme à l’interview
  • Contrôler la fin de l’interview : une bonne conclusion est essentielle

Après l’interview :

  • Visionner l’interview et l’analyser
  • Retravailler les erreurs éventuelles avec son attaché(e) de presse
  • Capitaliser sur son interview, après diffusion. La partager sur les réseaux sociaux, en interne…

Il est essentiel de s’appuyer sur des professionnels de la communication. L’idéal est de s’entraîner en amont de la prise de parole : une mise en situation face à une caméra avec un communicant est indispensable. En tant qu’agence de Relations presse, l’agence Infinités réalise régulièrement des formations pour apprendre à maîtriser cet art à la perfection !

Aline WEBER –  www.rp-infinites.fr

L’effet Streisand ou la publicité involontaire….

L’effet Streisand ou la publicité involontaire….

Très peu connu du grand public, ce terme existe depuis 2005 et désigne l’effet boomerang subi lors de tentative de censure ou de camouflage d’un contenu que l’on souhaite cacher… En effet, ce phénomène génère presque systématiquement une publicité négative pour la marque ou la personne qui souhaite l’arrêter ainsi !

Barbra Streisand, pionnière de l’effet Streisand

Comme son nom l’indique, la chanteuse et actrice a connu ce « badbuzz » en 2003. En effet, après avoir aperçu une photo aérienne de sa maison sur internet, elle intente un procès au photographe et lui réclame alors 50 millions de dollars.

Il faut préciser que cette photographie fait, en réalité, partie d’une série de clichés liée à un projet scientifique sur l’érosion de la côté californienne.  Alors jusque-là limité à une audience confidentielle, le site enregistre dès l’annonce  du procès des centaines de milliers de vue, selon « The Mercury News ». Sa demande et l’écho créé ont finalement provoqué une diffusion beaucoup plus importante de la photo.

L’effet Streisand est né : attirer la curiosité et susciter la médiatisation d’une information en essayant de l’interdire. On peut noter que ce phénomène donne une ampleur plus importante à l’information que l’on souhaite limiter, initialement l’audience, mais qu’en plus il renvoi souvent une image négative de l’entreprise ou personnalité mise en cause qui est perçue comme voulant réduire au silence un média ou individu en abusant de sa notoriété ou sa puissance.

Plusieurs marques et célébrités connaissent encore aujourd’hui  cet incident. Cela peut s’expliquer par plusieurs facteurs :

  • Une action judiciaire ou une demande publique aura toujours une répercussion dans les médias traditionnels et sur Internet.
  • L’élément incriminé (photo, vidéos,…) sera repris très rapidement sur Internet via des sites média, blog, réseaux sociaux,…

Comment éviter cette perversion ?

Il est très important de bien connaître l’effet Streisand si vous voulez éviter le bad buzz, et ce quelque soit votre domaine d’activité. Il ne faut donc jamais cacher la vérité ni les rumeurs. Mais au contraire, communiquer ouvertement dessus. C’est ainsi la meilleure manière d’éviter à la phase chronique d’une crise un effet Streisand, et de passer au mieux à la phase de cicatrisation.

Cas concret : L’AFP & l’effet Streisand

Lors d’un déplacement officiel de François Hollande, durant son mandat, dans une école, le photojournaliste Denis Charlet, accrédité par l’Elysée selon le système de « pool » – groupement des agences –, réalise un cliché particulièrement peu flatteur du président.

Quelques heures après, la photo qui avait été postée sur la banque de données de l’AFP et de Reuters, a été rapidement retirée. Pour être sure que la photo disparaisse, les deux agences ont demandé aux médias de ne pas l’utiliser ou de la remplacer. Une suppression qui a alimenté la méfiance, certains y voyant la marque d’une pression de l’Elysée.

L’AFP a rapidement regretté cette décision : « nous aurions mieux fait de ne pas tuer cette photo face au buzz déclenché. C’est un peu dommage, car la suppression a provoqué une suspicion sur l’agence, alors qu’il n’y a eu aucune pression », déplore Philippe Massonnet, directeur de l’information de L’AFP. « Non seulement la photo n’est pas ‘morte’ comme nous l’aurions voulu, mais elle est devenue une des images les plus échangées du jour sur les réseaux sociaux en France (accompagnée, en plus, d’une foison de commentaires peu flatteurs à notre endroit…). Le tout alors que cette image, somme toute assez banale et très loin d’être scandaleuse en soi, serait sans doute passée plutôt inaperçue (l’AFP publie en moyenne 2 500 photos par jour) si nous n’avions pas attiré l’attention sur elle en demandant à nos clients de l’éliminer. »

Aline Weber –  www.rp-infinites.fr

Les stories Instagram pour les entreprises, Comment ça marche ?

Les stories sur Instagram permettent de partager des vidéos et des photos en direct qui disparaissent 24 heures après leur publication. Au contenu créé, nous pouvons ajouter des textes, des filtres (effets aux images), emojis ou stickers de localisation.

Des options sont intéressantes en termes d’implication de marques car il est possible d’ajouter un lien sur chaque post de la story pointant vers un site Web, ou d’identifier des personnes/ comptes d’entreprises. Ceci permet d’atteindre directement la cible.

Sont partagées au même emplacement que les stories sur l’application Instagram, les vidéos à regarder en direct nommées « Insta direct » permettant d’être dans l’instantanéité et de se rapprocher de sa communauté. Ces vidéos peuvent être visualisées ensuite également 24 heures.

De nombreux avantages pour une communication d’entreprise sont à noter :

  • Possibilité de partager plus de contenu sans envahir le fil d’actualités des utilisateurs ;
  • L’onglet « Explorer » permet d’augmenter la portée des publications car suggère d’autres contenus ;
  • Trafic généré en magasin en mettant en scène des points de vente durant l’aménagement, leur ouverture, ou encore les produits proposés par le magasin ;
  • Trafic généré sur les sites Web (e-shop, site officiel, blog…)

Cependant, il existe quelques inconvénients ou risques. En effet, il est préférable de limiter le nombre de publications dans une story pour ne pas être noyé dans le flow des autres stories. De plus, les utilisateurs ne s’attarderont pas sur le contenu s’il ne les impacte pas directement ou s’il n’est pas accrocheur.

Quelques recommandations aux entreprises

Les marques doivent jouer avec les émotions et plonger les utilisateurs dans leur univers, le but étant de leur donner envie de rejoindre leur communauté.

Ce qui peut être apprécié par les followers : montrer les coulisses d’un événement, de l’ouverture d’un point de vente, de la vie même au sein de l’entreprise, son quotidien, ce qu’elle aime et produit/fabrique.

Les utilisateurs doivent pouvoir s’identifier à l’entreprise, se retrouver dans ses publications et ses stories. Pour cela, bien connaître sa cible est primordial.

Une information est à prendre en compte afin d’orienter sa communication sur Instagram : la majorité des utilisateurs ont entre 18 et 29 ans (53%). Viennent ensuite les 35/49 ans (42%).

Les marques doivent veiller à ne pas laisser paraître un aspect trop axé marketing et publicitaire.

Impliquer ses followers : à faire, mais sous quelle forme ?

L’entreprise peut mettre en place un jeu concours avec des modalités simples expliquées dans la publication. Elle peut également proposer des promotions éphémères : valables pendant 5 jours, par exemple, pour susciter l’achat plus rapidement.

 

Par ailleurs, un Q&A (questions-réponses) permet de se montrer à la disposition de sa communauté et de répondre à leurs questions en toute honnêteté et transparence. Cet interrogatoire peut être fait sous forme d’« Insta Direct ».

Les utilisateurs visualisant la story peuvent être parfois les seuls à pouvoir bénéficier d’un code promotionnel annoncé par la marque. Ceci les incite, par conséquent, à continuer à les suivre et permet de les fidéliser pour qu’ils ne ratent pas de telles occasions.

Pour conclure, selon l’agence, les stories publiées sur Instagram peuvent être intéressantes pour les entreprises afin d’entretenir un lien régulier avec leur communauté, en plus des posts ponctuels. Elles sont une invitation à mieux connaître la marque car elles montrent des choses différentes des publications partagées sur le fil d’actualités.

Les utilisateurs peuvent réagir facilement et immédiatement aux stories : elles favorisent l’interaction avec la communauté et suscitent l’engagement.

Sophie  –  www.rp-infinites.fr

 

Femmes vs hommes : quelles différences de consommation des réseaux sociaux ?

Actuellement, au sein de l’agence, on dénombre quatre femmes et trois hommes ! Nous avons donc décidé de nous intéresser à ces dernières et à leur utilisation des réseaux sociaux 😉

Après avoir lu plusieurs études et fait des tests en interne, nous nous sommes aperçus que les hommes et les femmes n’avaient pas du tout la même utilisation des réseaux sociaux ! Les femmes s’en servent davantage pour mettre en avant leur vie privée et rester en contact avec leur famille et amis. Les hommes quant à eux, utilisent beaucoup moins souvent les réseaux sociaux et s’en servent principalement dans le cadre professionnel, lorsqu’ils ont besoin d’acheter/vendre ou de découvrir des nouveautés.

Ils n’utilisent également pas les mêmes réseaux sociaux, les femmes étant plus actives sur Facebook (76% vs 66%), Twitter (22% vs 15%), Instagram (20% vs 15%) et Pinterest (33% vs 8%) alors qu’on retrouve les hommes sur LinkedIn (24% vs 19%), Google plus et YouTube (54% vs 46%). Le temps passé chaque jour est aussi différent avec 10 minutes pour ces dames contre 7 minutes pour les messieurs.

Résultat, en communication, devons-nous orienter les posts vers les femmes ?!

Pas forcément, mais sachez que les femmes sont plus susceptibles d’interagir avec les marques. Et oui, plus de la moitié des femmes utilisent les médias sociaux pour soutenir les marques ou avoir accès aux promotions (contre 36% des internautes masculins). Elles sont plus vocales, expressives et disposées à partager. Elles commentent également plus souvent que les hommes, ce qui est une excellente nouvelle quand on connaît la modification de l’algorithme de Facebook annoncé par Mark Zuckerberg ! En  parlant de Facebook, sachez que les femmes ont en moyenne deux fois plus de posts sur leur mur Facebook et ont 8% plus d’amis que les hommes.

Bref ! En conclusion, si vous souhaitez communiquer sur un produit, l’agence vous invite à orienter votre choix de réseau et votre post vers les femmes et si vous souhaitez toucher les hommes, soyez plus professionnel ou plus axé sur les nouveautés !

Chloé VANDYSTADT  –  www.rp-infinites.fr